Carpette

Je prenais du bon temps

Tout au fond de l'étang

Avec les copines

Quand on vit déboucher

Une espèce de boucher

Pour nous jeter sa ligne

 

Nous on ne mordra pas

A ce funeste appât

On connaît le manège

Mais toujours dans la bande

Il se trouve une gourmande

Pour se faire prendre au piège

 

Croyant gober une mouche

Elle ouvre grand la bouche

La naïve jeunette

Sans même l'étourdir

Juste pour le plaisir

Tchak ! Il lui tranche la tête

 

On dit que les chasseurs

Sont de cruels sans coeur

Pas les pêcheurs n'empêche

On condamne les zoos

Mais le peuple des eaux

Personne ne le protège

 

Tout le monde s'en fout

De voir dans l'eau qui bout

Un homard qui s'émiette

Tout le monde s'en fiche

Si en gefilte fish

J'me morfonds dans l'assiette

 

(...)

 

Le ciel le soleil et la mer

Il y a le ciel le soleil et la mer (x2)

 

Allongés sur la plage

Du sable dans les yeux 

Gisent les indésirables

Les misérables les gueux

C'est l'Europe l'espérance

Oh mon dieu pas de chance

Il y a le ciel le soleil et la mer (x2)

 

Le bateau est en planches

Et il n'est pas très grand

L'eau leur arrive aux hanches

Et ils nagent longtemps

Chaque été ça recommence

La mort prend pas de vacances

Que de larmes dans le ciel le soleil et la mer (x2)

 

Quelque part en septembre

D'autres se lanceront

Et déjà dans leur chambre

Ils préparent la rançon

Malgré le vent d'automne

Et les pluies monotones

Ils affronteront le ciel le soleil et la mer (x2)

 

(d'après François Deguelt)

 

 

 

 

 

La chasse aux Pokémons

La chasse aux Pokémons

(librement adapté de "La chasse aux papillons" de Georges Brassens)

 

Un bon petit gars à la fleur de l'âge,
La jambe légère et l'œil polisson,
Et la bouche pleine de douteux ramages,
Allait à la chasse aux Pokémons.

Comme il atteignait l'orée du village,
Tenant son smartphone, il vit Cendrillon,
Il lui dit : "Bonjour, que Dieu te ménage,
J' t'emmène à la chasse aux Pokémons."

Cendrillon ravie de quitter sa cage,
Met sa robe neuve et ses botillons ;
Et bras d'ssus bras d'ssous vers les frais bocages
Ils vont à la chasse aux Pokémons.

Elle ne savait pas que sous les ombrages,
S' cachait la violenc' et son aiguillon,
Et qu'ell' menaçait les filles de son âge,
Même lors de la chasse aux Pokémons.

Quand il se fit lourd, ell’ lui dit : "J' présage
Qu' c'est pas dans les plis de mon cotillon,
Ni dans l'échancrure de mon corsage,
Qu'on va à la chasse aux Pokémons."

Sur sa bouche en feu qui criait : "Dégage !"
Il posa sa bouche en guis’ de bâillon,
Et c'fut l'plus affreux des remu’-ménage
Qu'on ait vu d' mémoir' de Pokémon

Un volcan dans l'âme, elle revint au village,
En se promettant d'aller des millions,
Des milliards de fois et mêm' davantage,
Dénoncer l'méfait de ce démon.

Mais tant que les hommes rest'ront des sauvages,
Et qu'toujours les juges les épargneront
Il f'ra dang'reux dans les frais bocages,
Comme ailleurs d'chasser les Pokémons.

 

       Mais tant que les hommes rest'ront des sauvages,
       Et n'entendront pas quand on leur dit "Non!"
       Il f'ra dang'reux dans les frais bocages,
       Comme ailleurs d'chasser les Pokémons.


Mis à jour (Jeudi, 18 Août 2016 15:35)

 

Vous permettez, Monsieur

Cette nuit, c'est le ras-l'bol qui vient.
Hé, mam'zelle, que vous êtes jolies!
Marre d'entendre ces mecs en folie
Qu'ils soient PDG ou vauriens.
On n'oublie pas les belles manières,
on demande au bourgmestre s'il permet;
et comme il se méfie des femmes,
il leur passe la muselière

(Refrain:)
Vous permettez, Monsieur,
Qu'on emprunte votre ville?
Et bien qu'il nous sourie
Nous on sent qu'il se méfie.

Vous permettez, Monsieur?
On promet pas d'être sages
Parce qu'au fond on a la rage
Quand on veut nous mettre en cage

Bien qu'encore quelques mètres nous séparent,

On sent déjà l'odeur du violon
On doit dire, entre nous, on se marre
Y en a même qu'on trouve mignons

 

(Refrain)

Que d'ardeur dans nos mains qui s'étreignent!
Que d'élans vers ton cœur dans le mien !
La matraque de ces flics, si elle retient,
N'atteint pas notre force de teignes.

(Refrain)

Vous permettez, Monsieur,
Qu'on emprunte votre ville?
C'est fini de sourire
Maintenant on craint le pire.

Vous permettez, Monsieur?
On sera plus jamais sage
Parce qu'au fond on a la rage
Quand on veut nous mettre en cage

 

 

 

(A suivre)

Mis à jour (Vendredi, 17 Février 2017 15:26)

 

Deconnectic Blues

Une chanson née au stage d'écriture de Pourchères, avec Anne Sylvestre et Gil Chovet.

Le thème imposé était : "J'avais mis des fleurs dans la boîte aux lettres". Tout à fait dans mes cordes (pour se pendre).

Certain/e/s stagiaires ont foncé dans le romantique, d'autres dans le romantico-comique, ou encore dans le franc délire. Voici mon oeuvre, mise en musique et accompagnée par Gil Chovet.

Les choeurs sont assurés par Isabel, Vivianne, Kaly, Maryvonne, Martial, Véro, François, Nathalie, Fredy, Sylviane, Gil et Anne Sylvestre.

Merci aussi au public du festival la Chansonnade pour ses rires et sa participation !

https://soundcloud.com/ireneka-785283039/deconnectic-blues-persowav

Mis à jour (Mardi, 12 Juillet 2016 08:35)

 
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